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By Annick Charlebois

À ceux qui ont peur des immigrants. À ceux qui aiment les immigrants. Aux déracinés. Aux inquiets. Et à ceux qui ont envie de croire en l'amour.

Avec Peut-être que je connais l'exil, Annick Charlebois pose sur l. a. société québécoise un regard lucide, plein d'humour et de tendresse, et s'interroge, par le biais de ses personnages, sur ce qui forge notre identité, notre tradition et notre appartenance à une communauté.

Peut-on connaître l'exil sur los angeles terre de ses ancêtres? Peut-on porter ses racines en soi quand on habite un will pay étranger?

Justine est Québécoise, Miguel est Salvadorien et ils sont amoureux. Elle est insomniaque, pense trop et s'en fait pour des riens. Seuls son humour et son sens aigu de l'autodérision l'empêchent de sombrer. Lui est plein d'une coverage tranquille, prend los angeles vie à l. a. légère, comme elle se présente, comme il se doit. Ils vivent à Montréal, où Miguel a immigré pour échapper à los angeles guerre. Ils sont donc sur son territoire à elle. Pourtant, au sein de ce couple, c'est probablement Justine los angeles plus déracinée et l. a. moins bien adaptée des deux...

De Montréal à San Salvador, en passant par l. a. Havane et le nord de l. a. France, on go well with donc Miguel et Justine dans leur exil respectif, dans leur quête de repères et d'enracinement mais, surtout, dans leur grande histoire d'amour.

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Camille est morte, le chalet a été vendu et Villeneuve-d’Ascq n’est pas exactement sur notre path. selected promise, selected due. Laval, right here we come. Sous le pont Pie-IX, l. a. rivière des Prairies nous offre une dernière imaginative and prescient de beauté. � On va faire ça vite, d’accord ? À droite, los angeles maison où je suis née. J’avais six mois quand on a déménagé ; je n’en garde aucun memento. Toujours à droite, un dépanneur où je n’ai jamais acheté de bonbons, parce qu’à l’époque, c’était un storage. Derrière, on peut voir l’école primaire que j’ai fréquentée jusqu’à ce qu’on parte en France. cognizance, on tourne. Rue de l. a. Fabrique, cinq mins d’arrêt. » Ça m’a pris un peu de temps à retrouver notre duplex au milieu de ses jumeaux. Je n’arrivais plus à me keepsake de l’adresse. � C’est celui-là. On habitait au deuxième étage. Au rez-de-chaussée, c’était les propriétaires. Ils avaient une piscine et ils me laissaient me baigner quand je voulais. C’est là que ma mère m’a appris à nager. » J’allais redémarrer quand j’ai aperçu monsieur Langlois. Instinctivement, j’ai rentré l. a. tête dans les épaules. Mon Dieu ! Après vingt ans, ce sort me faisait encore peur. � Tu vois l’homme qui variety ses déchets là-bas ? C’est le père de mon amie Isabelle. Je ne peux pas croire qu’il habite encore ici ! — Tu veux aller le saluer ? — Je ne l’ai jamais tellement apprécié. » Il avait vieilli, mais il n’avait pas changé. Il suffisait de le voir lutter avec ses ordures pour comprendre que, maintenant comme alors, tout lui était adversarial. Ses sacs roulaient sur le côté, s’affaissaient l’un sur l’autre comme deux clochards saouls, défiaient son autorité, menaçaient de le rendre fou. � Mon père disait qu’il était caractériel. Moi, il me terrorisait. Sa fille aussi avait peur de lui. Il ne l’élevait pas, il l’entraînait. Il voulait qu’elle devienne championne de tennis. Je pense qu’il aurait préféré avoir un garçon. » C’est étrange, je ne me rappelle plus du tout le visage de madame Langlois. Quand je fouille ma mémoire pour essayer de retrouver ses qualities, c’est Doris Day que je vois. � Ma mère nous attend. » J’ai repris los angeles direction. Dans le rétroviseur, monsieur Langlois continuait d’ajuster l’alignement de ses sacs à ordures. � Un jour, mon père a failli aller le démolir. Il pensait qu’il avait abusé de moi. Je lui avais dit que le père d’Isabelle m’avait touchée. En fait, il m’avait seulement chatouillée, mais c’était tellement inhabituel que je l’avais frappé. Je devais avoir six ou sept ans. Il m’avait renvoyée à los angeles maison en me criant de ne plus jamais revenir. Mon père travaillait dans un centre de détention à l’époque. Il passait ses journées entouré de pédophiles, de violeurs, d’assassins. Heureusement, ma mère a réussi à le calmer. Il a fini par comprendre qu’il n’était rien arrivé de grave. Mais je pense que cette histoire-là a ouvert une brèche dans ses croyances. Il avait toujours été convaincu que ses sufferers pouvaient changer. Que si on les aidait, si on leur donnait les bons outils, ils pourraient devenir autre selected que des délinquants.

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