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Desserrer les dents percer le grand mystère d’être debout joncher de mémoire le sol de l’histoire eight. disséquer chaque geste persister à croire à l. a. lune à l. a. mer aux étoiles jargonner dans le langage des ombres nine. dans le silence des gowns enterrées pleurer le linge à repasser juxtaposer le bleu à los angeles tendresse 10. désordonner los angeles ligne tracée d’avance protéger les corps dans leur nid juste cela: ne plus avoir ni début ni fin ET CES INSTANTS DE MÉMOIRE RETENUE dix mins avant l’heure pas à pas sur le trottoir je me récite le monde et ses couleurs debout sans armure projetée dans le vide je sors un à un les cailloux de ma bouche L’ÉTAT DES LIEUX II Il m’arrive de songer que los angeles vie se déroule dans un bar de deuxième ordre nous sommes tous les consumers de quelque selected les âmes circulent en contrebande le langage est une drogue dure il fait noir et il faut danser aux tables Harry Potter ne sait pas que nous existons le monde s’écroule personne ne demande pardon on attend le strip-tease le coupon-rabais le price ticket qui nous rendra notre peau laissée au vestiaire Je ne sais pas parler los angeles langue du magasinage le langage des fonctionnaires je suis incapable de déballer les mensonges sous vide de me soumettre au questionnaire au formulaire jamais je ne serai à l. a. hauteur des sondages ou de l. a. query du jour Même avec des souliers à talons hauts je reconnais mon incompétence à me laisser mentir en pleine face Il est query de sortir le vote de rénover l’État los angeles gouvernance et son modèle récent cerveau-frein écono-direction les mousquetaires du sondage le printemps des idées de réduire le panier de companies de faire los angeles pédagogie de los angeles citoyenneté nous avons été mis en marché lors d’un gala de l’excellence Entre deux Tylénol je m’enfonce le can pay dans los angeles gorge le monde n’a pas cessé de trembler pourtant ce que nous craignons le plus ce sont les announcements météo les embouteillages los angeles crainte justifiée de manquer de coupons-rabais pour les soldes annoncés Les villes ne sont plus que des images souvenirs de pleins autobus de voyageurs cellulaires en laisse l. a. souffrance ricoche sur les pierres nos yeux glissent sous les semelles des passants les médias ont dépêché des envoyés spéciaux au Touristan Tout a été astiqué l. a. ville ses guerriers ses remparts son gris ses gants ses bretelles jusqu’aux retailles de ciel comme des retailles d’hosties rue des Pains bénis le vide en dress d’époque l. a. fatigue des célébrations des employés du mois des lauréats de l. a. semaine de los angeles path aux abris pace des nombres l’impuissance à sauver l’intime et l’insondable l. a. voix ses ponts fragiles l’inutile et le déjà moveé avoir le goût de ne plus entendre les perroquets du trade de l. a. bonne nouvelle GM de los angeles statistique et du grand cirque se péter les bretelles à chaque box-office Croire encore à l. a. rondeur de los angeles Terre s’agenouiller devant les épis les plus fous sous un ciel d’été et surtout même s’ils sont treize à los angeles douzaine s’interdire de les compter J’exige ici une boîte de semblants du tout fake griffé signalé du contrefait des formules à tout avenant des clichés du prêt-à-parler je m’engage à renoncer au langage mais j’exige en échange j’exige qu’il y ait des biscuits pour tous les enfants de los angeles soupe aux légumes celle de ma mère des légumes dans l. a. soupe celle de mon frère de los angeles soupe pour les poètes de los angeles soupe pour ceux qui sont morts avant d’avoir pu y tremper leurs lèvres Pendant qu’un curé bénit los angeles démolition de son église qu’il bénit los angeles grue qui procédera à l. a. démolition qu’il bénit le grutier de l. a. grue qui procédera à l. a. démolition avant de bénir les condos qui seront érigés en un rien de temps après los angeles démolition quelqu’un aligne les cordes à mensonges où sont étendues les saisons Trois corbeaux sur le mur en educate d’observer ÉTRANGEMENT LES MAGAZINES DISENT VRAI tout est attainable et on nous dit remark trouver le bonheur en se débarrassant des acariens avoir deux petites forêts sur le dessus du crâne développer l’instinct de ses cheveux avoir le monde à ses pieds grâce à un petit chausson dépareillé en finir avec les cernes transformer son sous-sol en château faire tourner les têtes faire parler les cartes faire tourner les tables si seulement ils pouvaient mentir Au milieu du temps croche III Là dans le gris tu te tiens à distance du rythme et des formes dans le dénuement des cendres dans le divin et le sacré l’innommable et l’indompté le dos tourné l. a. honte en filigrane seule au milieu du temps croche un bracelet de prières au poignet bonnet d’âne à ne plus entendre l. a. longue marche des bouleaux Tu auras le visage caché à peine le entrance l. a. joue à peine ce qui saigne au-dessus de l’épaule le chagrinage autour du cou l. a. peine prune ronde et blanche une lune de papier dans l. a. gueule refermée ton picture dans le reflet de l. a. fenêtre sale Des ombrelles de petits end result des carrés de bleu non sucrés appuyés contre los angeles nuque tout cela tu le sais trop bien pour tenir les vents à distance fake murs fake placards autres caches terre battue sous les planches autres escaliers qui ne mènent nulle half caveaux aux patates carottes cachées l. a. peur des bestioles los angeles rivière qui fuit par les interstices et le noir tout ce noir qui tombe toujours trop vite Nelligan de plastique sur le mur de l’entrée l. a. bisque aux démons Lautréamont dans le potage aux requins portes et fenêtres sur mesure sans los angeles lumière des nébuleuses granules de granit sur peau d’Afrique tu tournes los angeles tête tu as des chaînes aux pieds Tu mets ton doigt sur los angeles joue une pensée nichée dans le blanc de l’ongle tu conjugues le pluriel des ombres et dessines pour une millième fois le bonhomme pendu sans sa tête tu ne sais plus épeler l. a. pelure tombée Tous là dans l. a. fenêtre sans vue celle du coucou de los angeles framboise comme une tache sur entrance d’enfance collés aux grands masques de quenouilles ondulant leur chevelure de crin à l. a. floor du givre ils seront là tous là on te confie los angeles garde du troupeau De los angeles mousse sur les remparts des orties sur les lèvres entrouvertes un peu d’abîme et de bois ouvré tu te retrouves citoyenne des ombres sans visage sans mains pour les jours recommencés Tu ne bouges pas c’est los angeles maison qui se retourne le coin se déplace tu te retrouves de face que faut-il comprendre l’heure d’avant celle de demain se déversent comme deux tasses de thé oubliées Dans le plus que soi dans l’arrière-pays dans los angeles parole au pas le peuple comme ils disent le peuple sans sa laisse apprend à lever los angeles patte pour se soulager tu fais un pas de plus en path du vide Le chagrin comme determine de type l. a. maladresse des étoffes l. a. tendresse pendue au clou du mur los angeles corde à linge sans ses épingles tu me demandes si je crois aux fantômes plus loin des écuelles déposées à chaque porte il est l’heure de manger los angeles moulée pour les clowns Tu dis que l. a. lavande est captive qu’il y a guerre au bout du jardin tu rappelles l’arrogance des larmes dans les corridors tu décris le musée des oublis les sangles enchevillées le langage sans ses pinces de désincarcération Tu es pourtant née de tous les tremblements de l’indocile et du vertige tu te réclames de tous les ancêtres du désir de toutes les rondeurs dans le geste mais los angeles folie des coquilles et ses trottoirs où parader tu ne sais pas des yeux comme des étangs dans l’hier et l’aujourd’hui plus bas des livres au recyclage On te confie l. a. garde des trains l. a. blancheur des peaux de vaches qui regardent passer les trains les yeux de l’été en boucles sauvages les boutons dépareillés et les boucles d’oreilles sans leur papillon on te demande de ne pas mordre d’apprendre à avaler tout rond des osselets pour l. a. probability jetés à tes pieds tu fais un pas de plus le monde recule Trois fois rien les mille huit cents noms de l. a. neige les marguerites allongées sous des rangs millénaires d’épinettes en garde à vue tu comptes sur tes doigts les choses jolies los angeles uncomplicated beauté tu n’as jamais ecu assez de tes dix doigts pour faire los angeles paix avec l. a. fragilité Dans l’alalie et los angeles jacasserie mémoriale et imprudente recueillie sur les toits de los angeles rumeur remisée avec les ordures ménagères tu lèves un doigt à peine Le visage de l’arbre tombé l. a. branche cassée qui cherche sa sève son sentier son automne renversé ce n’est plus le tapis des aurores ni l. a. clochette des muguets ce n’est plus los angeles selected elle-même dans los angeles déroute c’est plus easy que tout cela tes yeux sont sourds tes lèvres aveugles tu es Helen Keller et personne ne te l’a encore dit Cette query au bout du doigt levé avalée par les grandes marées Presque autant d’yeux dans le portrait presque autant de dires dans l. a. vallée des genres un peu plus et on pourrait croire que les sorcières de l’aube ont troqué leur balai pour des crayons tu ne bouges plus on te demande de sortir les poubelles Tu prédis: Arthur Miller comme un malheureux viendra réciter Marilyn en psaume-télé et Marilyn se bercera en chantant satisfied funds Mister President et les présidents-directeurs généraux du monde entier regarderont l’image se retourner contre elle-même personne n’appuiera sur l. a. gâchette ce n’est plus nécessaire les gens ont appris à serrer des mains À l. a. frontière des diseurs de nuit entre les foins de Monet peints par ses yeux en chute et l’oreille de Van Gogh arrachée aux moissons obscures tu aimerais apprendre à marcher sur tes mains Quelqu’un pourtant devait s’occuper de l’éclairage de l’amour des échelles de l’entresort et des gélatines de salir les murs pour plus de vraisemblance de cueillir l. a. paille indocile mais toi tu ne sais plus ramasser los angeles lumière en chute sur les planches ne sait plus que faire pour le petit cheval de bois encagé dans sa fenêtre Je te demande d’attendre un peu de me donner un fast de plus histoire de voir le mouvement histoire de laisser l’aube se lever sur ton visage histoire de permettre à l’obscur et aux embus de tourner los angeles web page tu réponds que les silences sont des planchers de bois flottants Le lit de métal dépouillé de ses draps los angeles voix fixée aux quatre cash entre l’orage et los angeles pluviotte le grand X rouge sur les mots et los angeles fenêtre dans son silence rabattue sur le chuchotement on te have a tendency los angeles major pendant ce temps quelqu’un cherche le tombeau de Champlain Aucune religieuse ne t’a punie aucune risk d’étouffer le souffle étrange le zéro est apparu comme un soleil mort que tu n’attendais pas surtout pas au cœur de l. a. forêt surtout pas de l’autre côté de los angeles cabane surtout pas entre tes doigts imprimés dans l. a. poussière de los angeles fenêtre comme un soleil mort tu le répètes comme un visage vidé de ses qualities dans le rouge lui aussi Tu ne sais plus jouer ta marelle est morte il n’y avait pas de case pour le ciel que l’enfer et los angeles terre de l’enfer tu n’as plus de feu pour l. a. chandelle plus de pas pour ton amie forêt je demande que tu prennes ma major tu dis que tu ne sais plus prendre Tu ne veux plus jouer los angeles fatigue des serpents l. a. disparition des échelles tout cela est trop difficile lancer los angeles balle au mur et reprendre los angeles comptine du début pirouette et cacahuète le nez reprisé le visage tombé dans l’escalier de papier c’est à ce second au second où l. a. balle rebondit que tu dois frapper des mains et croiser les bras que tu dois et c’est cela qui est difficile ne pas faire d’erreur bleu blanc rouge sous peine d’être accusée d’être responsable des porte-à-faux Tu dis que los angeles web page rouge c’est le regard des dieux qui se pose sur l. a. différence sans faire cela justement une différence On te confie los angeles guenille à chiquer les yeux qui n’arrivent pas à se taire un troupeau de personnages orphelins on te désigne l. a. mine désaffectée l. a. vallée des larmes on te demande d’apprendre à poser l’ombre sur les paupières le rouge sur les lèvres le fond de teint sur les poules pondeuses on te confie un dernier travail prendre soin du galeux du chien de faïence tu dois lui trouver une médaille lui apprendre à marcher sur sa patte cassée on verra ont-ils dit on verra bien si tu peux marcher dans le sens du monde Il a bien fallu que quelqu’un te tue bien fallu que ton corps disparaisse que ton cœur soit déclaré manquant fallu oui que rien ne soit plus là où tu croyais l’avoir rangé los angeles maison fait un journey le vide se déplace tu te retrouves sur le seuil à ne plus savoir sortir ne plus savoir marcher au grand jour je te dis d’avancer sans crainte tu me dis que tu crains justement cela : avancer Tu récites à rebours le petit tu commences par le zéro multiplié par lui-même c’est l’équation de l. a. mort des bouleaux de l. a. forêt privée de son feuillage l’équation de los angeles rivière harnachée de son eau gaspillée ou détournée d’elle-même c’est l’équation du carré magique celui qui détient los angeles clé des mystères ne vois-tu pas ce qui se dessine tu me demandes si je crois au mauvais kind Le corps ne tient plus chargé comme un âne à marcher sur le fil du printemps à se découdre au fur et à mesure tu te tais tu collectionnes les injures le pluriel des nombres l’enchantement des trottoirs les chants usinés pour l. a. messe marchande N’essaie plus de refaire le monde tout va qui s’effiloche le grand nœud n’est plus d’aucune utilité Le chapiteau est gowné tout le monde a son numéro par cœur les billets gagnants l. a. maison de rêve los angeles caravane du bonheur sur los angeles mer des crises le safari en will pay stratégie l. a. nef des fous mise au pas les songes comme des voyages organisés los angeles piste transformée en autoroute et les spectateurs dressés pour l’ovation debout on te demande d’applaudir Je te rappelle que le spectacle est déjà commencé tu as des gestes de papier peint un corps d’herbes tu parles de los angeles peau murmurée du ciel congédié par les hommes Un peu de lune dans le most desirable café des brumes étendues en nappes de dentelle une demi-tasse de mémoire dans le gâteau des anges tu ne sais plus sauter à l. a. corde pourtant il t’arrive de croire que tu as quatre ans et que tu apprends à lacer tes souliers C’est l. a. troublante qui surgit déferlante estropiée elle a quitté son nid comme un aigle son optimum ciel il en va ainsi des épouvantes qui tournoient se dispersent comme cailloux dérisoires roulant sur les côtés je te has a tendency un livre des pierres et un peu de fleuve en réserve tu me dis que l’idiot n’est pas né de Dostoïevski mais dostoïevski de l’Idiot Je te regarde sans comprendre tu écartes les jambes tu livres los angeles marchandise tu accouches d’une carte postale avant de t’enfuir Après un étonnement versé dans le thé tu dis : Si tu m’en donnes los angeles permission je me réclame de l’improbable et de l’involontaire parce que d’eux seuls dis-tu los angeles likelihood en moins tu es factor Venues de nulle half ces voix que tu engranges sans compter ces lèvres qui tiennent à un fil l’échelle de Jacob loin derrière l. a. ville pillée de ses lunes tu dis que hors du brouillard nous portons nos corps comme maisons immobiles Tu racontes les murmures précipités à tes tempes le cœur qui s’agite los angeles pluie de grêlons le bécotement des pierres cantilènes sauvages nénies oubliées tes mains s’agitent tu tisses et tricotes dans le temps indompté une mémoire et un écho dont l’étrangeté se mesure en pirandelles Pourtant tu maintains de ne pas habiter le paysage de te bercer devant l. a. fenêtre aux orages de regarder passer ceux qui passent sans te regarder de faire comme tu le peux sans mentir sans même oser mentir on te demande de changer de ton Les voix sont nombreuses posées sur tes épaules personne ne saurait les compter elles viennent par tribu et parlent toutes les langues en même temps il paraît que c’est (trop) on te croit petit chaperon au petit pot de beurre on te soupçonne d’être le loup qui dévore voilà pourquoi on pose des parenthèses comme on pose des collets Les voix tu le répètes parlent d’un corps de plume jouxtant le muret de ciment de craie de chaux d’un ventre de femme non identifié d’une ombre d’homme esquissée au fusain de corps dispersé lézardé entre les briques de cœur en cadastre toujours les voix énumèrent les désirs trop tôt arrachés par les racines On te confie le récurage des bols le recyclage des eaux usées tu n’as pas ce qu’il faut pour tout mettre au propre que tes mains chanvre et villanelle tes mains d’argile d’ardoise de peupliers tu ne sais pas éloigner l. a. saleté mais tu sais effleurer les outardes en plein vol plonger les larmes dans l’eau des fontaines caresser les roches pleureuses bercer les bateaux-cercueils qui jettent l’ancre à ta hanche Dans ton dos l. a. maison s’efface tu es désormais obligée de recommencer à marcher de faire face au plein jour de marcher à contrecœur tu fais un pas de souris Tu dis que tu n’arrives plus à remuer le marais des mondes tu fermes les yeux tu apprends à chanter soufle van nan lang maman ou tu dis dans le bruissement des trembles pour los angeles beauté de l’entendre kouman ou ye mon compè nap boule piti piti pour qu’à nouveau le lointain le semblable et son même te recommencent Et puis des choses petites disons plus petites que maisons maisons sur ventres affamés maisons disloquées écartelées écroulées sous le bruit des vivants maisons de poupée maisons sur jardin à peine visibles entre les lierres et les peupliers entre les pierres amnésiques là où se trouvent les chaises de sable le châle de brume une petite boîte un scapulaire un cheval sans sa tête un chausson de bébé mort dans les bras de sa mère là où les fleurs sont au désespoir ces choses petites parlent encore Pas query de compter le redoux de février l’automne et ses chevauches le printemps en volutes le cœur occupé à chercher ses pépins Tu me rappelles que quelqu’un joue de l. a. trompette Tu ne sais plus pourquoi le fleuve fait le gros dos pourquoi le monde échoue en toi tu ne sais plus remark cela est attainable mais tu te retrouves abandonnée étendue du côté de l’ombre mugissante un corps penché sur toi tes yeux pénétrés par les siens tu sais bien que les baisers se déposent au fond des choses Des mains d’acier se dressent terriblement belles dans le tout gris du temps tu dis qu’il suffit de si peu pour étouffer le souffle lent des aurores boréales pour leur retirer leurs couleurs pour entendre les lamentations du Nord pour voir l. a. danse éphémère de l. a. lumière pour goûter le jaune le vert le rose autrement aphasiés sous l. a. chasuble de los angeles nuit Le bonnet d’âne est tombé ta nuque dégagée tes paumes à bout de corde tout claudique encore bégaie s’ensilence ton corps inachevé porte des étoiles vidées de leur sang on te have a tendency un bac d’eau de javelle une barre de savon on te demande de tourner ta langue sept fois avant d’écrire Tu baisses les yeux tes paupières comme une révérence l’éternel besoin l’infinie nécessité de glisser tes doigts dans les replis de los angeles vie ne rien dire c’est ce que tu dis ne rien dévoiler c’est ce que tu répètes cacher les drapeaux et sous les drapeaux continuer de ne rien dire rester cachée de l’âme plein les mains Es-tu encore d’ici de face ou de profil sous le soleil de carton tu souris il paraît qu’on te demande de recommencer à réciter l’alphabet il paraît qu’on te confie désormais l. a. garde des pissenlits le balayage des trottoirs de pluie le contrôle du rose et du bleu des barbes à papa pour les monsieurs – madames – bien – propres qui viendront pour los angeles récitation du soir il paraît que tu peux toujours courir et qu’il te faut répertorier le gravier des carrières de pierre il paraît tant de choses pour que rien ne paraisse J’offre de marcher à tes côtés tu évoques le bruissement fragile des recommencements mezza voce a cappella de ce qui persiste à vouloir se dire Tu passes sous silence l’enfant oublié les sanglots en giboulée les doigts chandelle de neige gelée blanche sur l. a. langue je t’implore de te réclamer de tous les hivers tu dis que ce n’est l. a. faute de personne pendant ce temps quelqu’un cherche à percer le mystère du Yéti Et puis entre chien et loup juste avant l’heure bleue à l’heure éblouissante bien après le rouge en étreinte d’horizon tu dis que tu apprends à te taire c’est sizeable et difficile à faire non pas dans los angeles colère ou l. a. soumission mais dans l’absolue et poor legal responsibility d’éviter l’emprise du mépris tu disparais dans le rouge de tous les refus c’est ainsi que tu le dis Un message pour toi on demande que tu viennes débarrasser los angeles desk du ceremonial dinner replacer les sièges t’occuper des chaudrons et des ustensiles arroser les plantes et oui j’oubliais si tu as le temps peux-tu également ranger les words par ordre alphabétique Tu es déjà loin et personne tu l’avais prédit ne viendra réclamer ton corps Dix mins avant l’heure aux montres de Dalí POÉSIE Le 25 août 1998, Sylve Nicolas est à Montréal, où elle participe au dévoilement d’un cahier pédagogique auquel elle a collaboré, intitulé Est-ce ainsi que les filles vivent?

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