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By Jean-François Beauchemin

Par l'auteur de los angeles Fabrication de l'aube - Prix des libraires 2006

Qui était l'homme derrière Jésus de Nazareth et qu'est-il advenu de lui? Étonnamment, c'est dans les bras d'une femme que nous le retrouvons ici, fragile devant l. a. mort, mais nullement brisé. Au contraire…

Ceci est mon corps n'est ni plus ni moins que « l'aveu d'un homme que rien n'exauça mieux que l'amour », qu'une troublante confession que Jean-François Beauchemin nous convie à écouter au fil de ces pages bruissantes des murmures de l. a. terre, et dans lesquelles est célébrée presque à chaque word los angeles beauté tragique du monde.

Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général 2008 - Catégorie Romans et nouvelles

Titulaire d'une point out d'excellence au Prix du Roman 2008 des Écrivains francophones d'Amérique

Dans los angeles nuit tiède de l'Orient, un vieil homme murmure à sa femme mourante, plongée dans l'inconscience, des paroles sur le temps qui passe, le doute, l'amitié, los angeles douleur, les enfants, le hasard, l'amour. Un singulier discussion à une voix s'établit là, dans le halo d'une lampe, où se traduisent tout à l. a. fois un extraordinaire sentiment de vivre et l'infinie tristesse des destins qui s'achèvent.

Cet homme, on le déduira bientôt, s'appelle Jésus de Nazareth. Survivant à l. a. croix romaine, il a vécu pendant plus de cinquante années auprès de Marthe, l. a. sœur de son meilleur ami, Lazare de Béthanie. Jusqu'à cette nuit ultime, il n'avait guère parlé de lui-même, des événements l'ayant conduit au supplice, de los angeles pensée foudroyante qui l'avait fait, à trente-trois ans, se détourner de Dieu. Mais l'heure n'est plus au silence ou, plutôt, l'heure est venue d'opposer au silence de l. a. mort une parole serrant de près cette vie qui s'enfuit.

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Tu meurs de vieillesse, et cependant je crois que tu n’étais pas plus préparée que cet enfant à fermer les yeux pour toujours. Les années passent, et nous croyons à l. a. fin avoir tout appris d’elles. On se trompe au moins sur une chose : nous ne savons rien de cette tâche strange à laquelle nous sommes tous assignés, que personne ne maîtrise, et qui consiste à mourir. On trouve l’existence brève, on voudrait que le temps s’arrête. C’est un rêve banal, parce qu’il ne sera jamais qu’un rêve. Il faudrait, pour calmer notre agitation, autre selected que ce prodige impensable. J’ai voulu éperdument d’une vie où le temps serait non pas suspendu mais accepté, et que cesse l’espèce de discorde entre un corps et le monde qui le délaisse, et à laquelle nous réduisons trop facilement le vieillissement. Mais je n’aurai pas trouvé l. a. quiétude que je cherchais. C’est l. a. plus grande des injustices de l’âge : que l’expérience n’ait sur nos impuissances qu’une emprise si faible. Et je me hassle encore de ce que même l’expérience ne nous apprend pas l’essentiel. On rêve davantage vers l. a. fin. Nos nuits plus que jamais brûlent de ce feu étrange que les songes entretiennent, et le sommeil, qu’on croit moins profond parce qu’il est plus limpide, est comme chargé d’un sens nouveau, plus pur. l. a. mort toute proche, peut-être, reason cela. Elle se sert du sommeil, de nos dispersions dans ce continent à présent nettoyé, pour annoncer los angeles pureté poor dont elle est faite. Éveillé, on médite sur los angeles mort : je me surprends souvent à tracer distraitement du doigt, dans le sable, de dérisoires dessins. Mais lorsque je dors, c’est l. a. mort plutôt qui pense à moi. Cette half de néant débordant sur l’existence me fascine. Ce n’est pas un appel, puisque je n’envisage pas le suicide. Ce ne sont guère non plus les premières morsures du trépas, puisque chaque réveil me trouve encore tout entier vivant. Simplement, on dirait que l. a. mort se prépare, et que cette préparation ne peut se faire pendant l’état de veille, tandis que mon esprit forme encore les entraves éloignant l’idée de ma fin. Mais je constate comme toujours que mes mots servent mal ma pensée, et que ce que j’appelle los angeles mort qui se prépare n’est rien d’autre que le corps qui s’émeut, puis apaise par le jeu de l’esprit los angeles threat pesant sur lui. Toutes les religions sont nées de ce leurre. los angeles vieillesse plus que toute autre période m’aura fait visiter en songe mon père. Je l’ai vu encore, il y a une semaine, qui coupait des planches. Je m’étonne que nos augures et nos oracles voient dans ces pictures simples tant de signes, et si peu de los angeles réalité qu’elles veulent refléter. Mon père fabriquant un meuble… mon père parmi les étals du marché, à Cana… mon père au jardin, sirotant le vin coupé… Tout cela n’a rien d’énigmatique, et n’emprunte pas aux forces inquiétantes auxquelles nous voulons croire pour tromper notre ennui, ou l’émoi qui nous submerge. Mon père m’a aimé. Le voici qui me le rappelle avec insistance, et de l. a. façon l. a. plus naturelle : en se servant de los angeles seule voie de conversation dont il dispose encore, et qu’il se donna en m’accordant l. a. naissance.

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